Samedi 21 octobre 2017

Vient de paraître > Tobie Nathan : Ethno-roman

Publié le 22 janvier 2013 par dans la (les) catégorie(s) Brèves

Vient de paraître > Tobie Nathan : Ethno-roman

« Né en Egypte, je suis égyptien, comme le furent mes ancêtres, enterrés dans le cimetière du Caire, à Bassatine, depuis des temps immémoriaux. Héritier de générations de rabbins, portant le nom du plus célèbre, je suis juif “au naturel”, pas dans l’excès de ceux qui, s’étant trop éloigné de Dieu, se collent à lui pour être certains de ne pas le perdre une nouvelle fois. Ayant vécu enfant à Rome, je suis italien, comme il était inscrit sur nos passeports. Grandi à Gennevilliers, je suis communiste, comme l’était cette ville, héritière des années de guerre. Ayant eu vingt ans en 68, j’ai à la fois vécu passionnément la révolution culturelle française et traversé les événements comme Fabrice à Waterloo. Formé à l’institut de psychanalyse de la rue Saint-Jacques, j’ai essayé d’épouser au moins l’identité de psychanalyste, mais je n’y suis pas parvenu. Je suis comme la goutte qui file entre les doigts pour s’en aller rejoindre la source…».

Très tôt, dans son enfance égyptienne, Tobie Nathan a entretenu une native complicité avec les mythes, les légendes et, d”une manière générale, avec la “pensée magique” qui, selon lui, reste l’ADN le plus fiable de la nature humaine. Cette affinité avec l’étrange, avec l’étrangeté de l’autre, l’a conduit très tôt vers l’ethnopsychiatrie de Georges Devereux, ce freudien hérétique qui voulait analyser ses patients en les inscrivant dans leur contexte culturel. De là, est née une œuvre passionnante, toujours fidèle au légendaire, mais articulée autour des concepts les plus aigus de la psychologie. Sorciers, chamans, vieux sages, marabouts, et autres créatures pittoresques eurent plein droit de cité dans ses livres – et dans sa vie.

C’est cette vie, précisément, que Tobie Nathan a entrepris de raconter, en va-et-vient, dans l’”ethno-roman” qu’il nous propose ici. Le voici donc dans la Sorbonne post-soixante huitarde, dans les services psychiatriques où il officie, dans sa mémoire égyptienne, chez les fous-sages chez des sages un peu dingues, chez les devins d’Afrique et dans les dîners d’Ambassade… Sur ce monde, notre monde, il pose un regard d’adulte émerveillé et mélancolique, pessimiste, lucide, généreux.

Cette autobiographie intellectuelle, morale et savante, se lit comme un roman : le roman d’une belle vie.

Cet essai a remporté le prix Femina de l’essai 2012.

L’auteur

Universitaire, ethnologue, diplomate, Tobie Nathan est, d’abord un intellectuel né au sein d’une vieille famille juive égyptienne. Il a exercé des fonctions de Conseiller culturel en Israël et en Guinée, après avoir collaboré au Centre de consultations ethnopsychiatriques de l’hôpital Avicenne de Bobigny. Tobie Nathan a publié de nombreux ouvrages, fruit de son expérience au Centre Georges Devereux qu’il a fondé en 1993 – dont La nouvelle interprétation des rêves ou Psychanalyse païenne. il est également l’auteur de romans policiers (aux éditions Rivages). En 2010, il a publié chez Grasset Qui a tué Arlozoroff ?

Source : communiqué de presse.


Tobie Nathan
ETHNO-ROMAN
Grasset, Paris, 2012, 384 pages

| | Partagez

Mots-clés : , ,

Commentez cet article

Veuillez respecter les champs obligatoires. Votre courriel restera confidentiel.

Ce site supporte les gravatars.

Vous pouvez employer ces balises HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>