Mardi 26 septembre 2017

Vient de paraître > Taras Grescoe : Notre mer nourricière

Publié le 05 juin 2010 par dans la (les) catégorie(s) Brèves

Vient de paraître > Taras Grescoe : Notre mer nourricière

En 2008, Taras Grescoe nous intriguait avec la consommation de produits rares, ou encore interdits, trouvés aux quatre coins du monde avec Le pique-nique du diable. En 2010, avec Notre mer nourricière, il souhaite, en végétarien qu’il est, nous faire prendre conscience que les poissons qui se retrouvent dans notre assiette, bien souvent, détruisent notre planète.

Ce livre, de son titre original Bottomfeeder, ne pouvait mieux tomber alors que nous sommes en pleine polémique concernant la consommation de thon rouge et de saumon d’élevage. Ce qu’on apprend dans Notre mer nourricière va cependant bien au-delà du simple fait qu’il est maintenant mal vu de servir et de manger certains types de poissons.

Taras Grescoe a vraiment le chic pour nous étonner par le fruit de ses recherches, enquêtes et entrevues. Saviez-vous, par exemple, que les eaux usées, la pêche à la dynamite, la pêche chalutière et l’augmentation des températures de l’eau auraient tué la moitié des récifs de coraux des Caraïbes et le quart des récifs du monde? Pire encore, que l’océan Pacifique, à l’est d’Hawaii, est couvert d’une foule de déchets (bidons de peinture, vieux souliers, bouteilles de plastique, jouets…), si bien que l’endroit est appelé « Le grand dépotoir du Pacifique », et que les substances chimiques qui s’en dégagent sont ingérées par les méduses, les salpes et le zooplancton ?

Ce ne sont là que quelques énoncés frappants de l’ouvrage, où chaque chapitre est consacré à un coin du monde et sa spécialité, par exemple New York et la lotte poêlée, l’Angleterre et ses fish & chips – plutôt inventés par les juifs sépharades! –, le Japon et le sashimi de thon rouge ou encore la Colombie-Britannique et le saumon grillé.

D’un endroit à l’autre, on constate que bien peu de restaurateurs ont le souci de servir des plats éthiques, question de ne pas encourager la surpêche et les méthodes de pêche destructrices qui transforment un écosystème riche en un espace pauvre où finissent par proliférer les espèces nuisibles.

Quant à nous, petit consommateur, la lecture de Notre mer nourricière nous encourage fortement à mieux nous renseigner sur ce que nous commandons au restaurant et ce que nous achetons… Gardons à l’esprit que ces poissons qui, en raison de diverses tendances culinaires, viennent à disparaître, que des pays comme le Japon remplacent leur thon rouge par de la viande de cheval, que le saumon d’élevage peut être infesté de poux de mer et que les fermes d’élevage sont de réels foyers d’infection.

Cette prise de conscience est un devoir citoyen, pour notre santé et celle de la planète. Plusieurs se diront : « Encore un truc auquel il faut faire attention », mais, après la lecture de Notre mer nourricière, l’effort se fera tout naturellement !

L’auteur

Taras Grescoe est journaliste et chroniqueur de voyage. Il a collaboré au National Geographic Traveler, au New York Times et au Times de Londres. Il a écrit un livre sur le Québec, Sacré blues, un autre sur les diverses façons de voyager, Un voyage parmi les touristes et Le pique-nique du diable, tous parus chez VLB éditeur. Quand il n’est pas sur la route, Taras Grescoe vit à Montréal.

Source : communiqué de presse.


Taras Grescoe
NOTRE MER NOURRICIÈRE
VLB éditeur, Montréal, 2010, 400 pages.

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