Mardi 25 juillet 2017

Soliloque autour d’une Philosophie sentimentale

Publié le 11 mai 2011 par dans la (les) catégorie(s) Billets

Soliloque autour d’une <em>Philosophie sentimentale</em>

Trop de livres, pas assez de temps. C’est l’horreur. Je lis cinq livres pendant que je tente d’écrire un billet. J’ai de plus en plus de misère à atteindre l’interrupteur de ma lampe de chevet à cause des ouvrages qui y sont empilés. Bref, je dois faire plus simple, plus court. Au diable le style.

J’ai lu : Philosophie sentimentale de Frédéric Schiffter (Flammarion, 2010, 185 pages). Le philosophe a choisi 10 phrases d’autant d’auteurs qui l’ont marqué, dont Friedrich Nietzsche (« Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour soi est un esclave »), Marcel Proust (« Les idées sont des succédanés des chagrins ») et Montaigne (« Le but de notre carrière, c’est la mort »). Pour chacune de ces phrases, il élabore une réflexion, et offre un bouquet de pensées aussi pertinentes que stimulantes.

Si j’aime sa façon qu’il a de présenter ses idées sans s’éterniser inutilement sur l’une d’elle, je trouve son esprit pessimiste est parfois lourd. Cela dit, ce livre contient certaines petites découvertes fort intéressantes, et l’auteur transmet un certain désir de lire les auteurs qu’il présente.

Extrait :

« Une œuvre purement théorique ne peut donner une philosophie vivante. Pour qu’elle le soit, il faut connaître de la part même de son auteur la ‘circonstance vitale’ selon l’expression d’Ortega, qui l’a générée et où elle s’est développée. Plus on collectionnera les anecdotes ayant trait à un philosophe, mieux on verra l’homme » (p.110).

Ce livre m’a fait penser à : Rebecca Solnit et son magnifique L’Art de marcher. Et un peu à Thomas De Koninck (Philosophie de l’éducation), sauf que le style radieux d’écriture de ce dernier est particulièrement unique.

Ce livre m’a donné envie de lire : Diogène Laërce, Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres, ainsi que Marcel Proust et son fameux À la recherche du temps perdu. Et Sigmund Freud avec son fameux Malaise dans la culture, un livre que certains penseurs estiment ne pas avoir été entièrement compris.


Frédéric Schiffter
PHILOSOPHIE SENTIMENTALE
Flammarion, Paris, 2010, 185 pages

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