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Olivier et Patrick Poivre d’Arvor : Lawrence d’Arabie

Publié le 12 janvier 2010 par dans la (les) catégorie(s) Articles

Olivier et Patrick Poivre d’Arvor : Lawrence d’Arabie

« Quiconque vit une fois avec les Arabes conservera le sentiment du désert le reste de son existence ». En 1909, lorsque Thomas Edward Lawrence reçoit cet avertissement du grand voyageur et romancier anglais Charles M. Doughty, il est professeur d’archéologie et s’apprête à partir pour la première fois en Orient pour y photographier les forteresses franques de la Syrie. Il en reviendra définitivement en 1922 avec le grade de lieutenant-colonel. Pendant ces treize années passées dans le désert, il aura réussi, entre autres choses, à convaincre les chefs Arabes à coordonner leurs efforts pour combattre l’oppresseur ottoman et à libérer le Hedjaz, la moitié de la Palestine, la Syrie et la Jordanie.

Alors qu’il s’apprête à quitter la vie militaire et politique, un journaliste, Lowell Thomas, publie une série d’articles sur les réalisations de ce haut gradé de l’armée britannique. Pourtant, le journaliste a passé à peine quelques jours dans le désert, dont moins de la moitié avec le principal intéressé, et celui-ci ne cesse de nier la très grande majorité des informations du journaliste. Mais sans grand effet. Il se fait surnommer Lawrence d’Arabie et deviendra un mythe de son vivant, statut que très peu d’humain réussissent à atteindre.

S’il est aisé de raconter ses réalisations sur les plans militaire et politique, il en va tout autrement sur le plan humain. T. E. Lawrence est un être profondément mystérieux, voire insaisissable. Les auteurs Olivier et Patrick Poivre d’Arvor l’affirment dès l’introduction : « Plus on le lit, plus on se documente, plus on s’en approche, plus il déconcerte ». Et cette biographie, construite à partir de nombreuses citations extraites des œuvres et de la correspondance de l’homme, démontre bien cette personnalité complexe et tortueuse.

Il trouvera la mort sur sa moto, une Brough Superior, en 1935. Il s’agissait peut-être pour lui d’une façon de se rappeler les chamelles qu’il chevauchait dans ce désert qu’il aimait tant.


Olivier et Patrick Poivre d’Arvor
LAWRENCE D’ARABIE
LA QUÊTE DU DÉSERT

Édition J’ai lu, 2009, Paris, 344 pages.

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